Petite Histoire de la Paroisse du Sacré-Cœur (l'Ermite)
Le texte qui suit s'inspire très largement de l'ouvrage édité par le
" Comité du Centenaire de la Paroisse du Sacré-Cœur de l'Hermite" en 1992.
 
La paroisse

Elle se situe à quelques kilomètres du centre de Braine-l'Alleud et se trouve à la lisière sud de la forêt de Soignes, région entourée de châteaux et maisons seigneuriales et peuplée, plus en profondeur, d'ermitages, de chapelles et de monastères où vivaient aux XIIe et XIIIe siècles jusqu'à un millier de religieux et d'anachorètes.

Parmi les ouvrages assez récents qui relatent cette histoire, nous avons retenu :
- Sander Pierron, Histoire de la Forêt de Soigne, ouvrage publié sous les auspices de la Direction des Eaux et Forêts, Bruxelles, Charles Bulens, 1905.
- Jean Bosse : Monseigneur Croquet, le Saint de l'Orégon, 1976.
- Fabienne Mariën : Braine-l'Alleud et le Cardinal, 1976.
- Fabienne Mariën : Braine-l'Alleud, son histoire d'hier et d'aujourd'hui, 1982.
- Ernest Pays : Braine-l'Alleud et la Forêt de Soignes, 1983.
- Jean Bosse : Le couvent de l'Ermite à Braine-l'Alleud, 1983.
- Jean Bosse et Ernest Pays : Histoire de l'église Saint-Étienne, 1992.

On ne peut éviter d'évoquer la question si souvent posée : habite-t-on l'
Ermite ou l'Hermite ?
Actuellement, l'Ermite est le terme officiel, comme il semblait l'être à la fin du siècle passé. En 1873, dans leur ouvrage monumental, Tarlier et Wauters ("La Belgique ancienne et moderne, Géographie des Communes Belges") citent "l'Ermite" comme hameau de Braine-l'Alleu (et non l'Alleud).
Cependant "l'Hermite" est utilisé dans les textes des contemporains de Monseigneur Croquet et du Cardinal Mercier. Depuis toujours, il y eut contestation quant à l'orthographe des noms de lieux.
 
La ville et la paroisse de Braine-l'Alleud
Tarlier et Wauters nous donnent une première idée du passé lointain dans lequel la paroisse de l'Ermite a éclos :
"Le grand et beau bourg de Braine remonte à une époque très reculée, et l'on peut admettre avec une grande apparence de vérité qu'à l'époque romaine, et probablement même à l'époque gauloise, cette localité était habitée, bien que tous les alentours, au nord, à l'est et au sud-ouest fussent couverts de bois. On y a trouvé une de ces haches de pierre dont les premiers habitants de notre pays se servaient, et il a longtemps existé, dans une prairie contiguë à la ferme dite de la Tour, à Mont-Saint-Pont, un grand cône de terre ayant environ 50 pieds de diamètre et 20 pieds de hauteur. Ce tumulus n'a été rasé que depuis 5 ou 6 ans. Le nom de Voie Royale, donné à un chemin de l'Estrée, celui du hameau d'Odegien (de Oude et Heim ou inghe, ancienne habitation) sont des indices à noter. Braine est mentionné pour la première fois au Xe siècle, dans la légende des miracles de Saint Guibert, fondateur de l'abbaye de Gembloux (Miracula Sancti Wiberti). On y lit que l'intercession de ce bienheureux personnage procura la guérison d'une femme qui était née à Braine, village qui était uni au monastère par des liens de fraternité. Le Braine dont il est ici question doit être Braine-l'Alleu, où, en 1131, les religieux de Gembloux reçurent en don du duc Godefroid Ier le lieu nommé Dudinsart (aujourd'hui Ter Cluysen ou l'Ermite). (...) L'église de Saint-Étienne à Braine avait jadis le rang de mère église. L'autorité du curé s'étendait, non seulement sur ce qui constitue aujourd'hui la paroisse, mais sur la majeure partie de Waterloo, qui a été érigé en paroisse en 1803, sur Plancenoit que l'on a séparé de Braine en 1211, et sur Ohain qui devint également une paroisse vers l'an 1200. La circonscription ecclésiastique actuelle diffère de la circonscription civile : une partie de la commune, au N.- N.O., dépend au spirituel de Rhode-Saint-Genèse."
Dernières années dans le giron de Saint-Étienne
Dans le dénombrement de 1374, on cite en sus du centre, 10 hameaux : Priespont (Popol), Merebreyn (Merbraine), Streye (Estrée), Meyny (Ménil), Rudinghen (Chenois), Monsionpont (Mont-Saint-Pont), Hobboecse (Habeiche), Saert-Molyn (Sartmoulin) Oudinchoen (Odeghien) et Liermites (L'Ermite)
En 1537, on dénombre 14 hameaux (dont Waterloo, Smohain et Mont-Saint-Jean).
En 1560, on recense 17 hameaux dont Boudrissart et Roussart.
En 1709/1742 : 18/19 hameaux.
Vers 1860, l'habitat des hameaux constituant l'entité de Braine-l'Alleud se présente comme suit : Mont-Saint-Pont : 74 maisons, le Chenois : 124 maisons, Colipain : 15 maisons, Odeghien : 66 maisons, Sart-Moulin : 107 maisons, l'Ermite : 54 maisons. La région est aussi un pays de fermes dont certaines datent du début du XVe siècle (J. Tarlier , A. Wauters) Les anciens se rappellent le Révérend Monsieur Hoofs, curé-doyen de Braine-l'Alleud, qu'on voyait passer dans la rue, juché sur une petite charrette traînée par un âne et abritée, l'été, par un immense parasol de couleur. Il allait visiter les paroissiens des hameaux éloignés. Chaque année, une procession partait de Saint-Étienne, passait par Mont-Saint-Pont, Sart-Moulin, parcourait la campagne de l'Ermite, s'arrêtant devant les nombreuses petites chapelles, avant de poursuivre vers Dudinsart et Waterloo pour retourner vers Saint-Étienne. Ce long parcours prenait une journée entière. Ordonné en 1885 et nommé vicaire à Braine-l'Alleud peu de temps après, l'abbé Roelandts visitait aussi la périphérie de la paroisse. Il célébra occasionnellement la messe dominicale à la chapelle du Vieux Moutier, propriété du baron Snoy. Comme il n'y avait pas de cloche, on appelait les fidèles en frappant au moyen d'une barre métallique ou d'un marteau sur un bandage de roue que l'on avait suspendu. L'abbé Roelandts s'intéressa beaucoup aux projets que le doyen Hoofs et le baron Snoy avaient déjà conçus pour mieux desservir ces paroissiens défavorisés.
Création et évolution de la paroisse 
* La première tentative de créer sur le plateau de l'Ermite une paroisse succursale de Braine-l'Alleud Saint-Étienne date de 1788. Elle émanait curieusement de P. J. Leerse, administrateur du Comité de la Caisse de Religion créée par l'empereur d'Autriche, Joseph II, pour gérer les biens et les revenus des couvents supprimés. Il proposait, dans ce but, d'agrandir la chapelle existante de Ter Cluysen ("La chapelle de l'Ermite"). Cette suggestion n'eut pas de suite.

* En 1875, une lettre adressée par l'abbé Hoofs, doyen de Braine-l'Alleud, à son évêque appuya une demande du baron Georges Snoy à l'archevêque, afin qu'une nouvelle paroisse, comprenant les hameaux d'Odeghien, Sart-Moulin, l'Hermite et le Chenois soit créée. Deux solutions étaient cependant en présence : construire une nouvelle église ou centrer la paroisse sur la chapelle de Ter Cluysen.

* Plusieurs années s'écoulèrent encore sans qu'une décision soit prise à ce sujet, mais avec l'appui du Cardinal Pierre-Lambert Goossens, un appel de fonds pour la construction d'une seconde église desservant cette région et déjà baptisée "Église du Sacré-Cœur de Jésus à l'Hermite" fut lancé dans le public, le 4 novembre 1889. Cette souscription se présentait sous la forme d'une lettre circulaire signée par Joseph Roelandts, vicaire à Saint-Étienne, qui avait pris ce projet à cœur. Les entrepreneurs furent invités à remettre prix pour la construction de cette église. L'adjudication eut lieu en présence de l'architecte malinois Henri Meyns, le lundi 17 novembre 1890.

Parallèlement, le 7 novembre 1890, des habitants des communes de Braine-l'Alleud et de Rhode-Saint-Genèse adressèrent au Ministre de la Justice, une requête demandant la constitution d'une succursale dans la section de l'Hermite, à Braine-l'Alleud.

Le 8 février 1891, le Conseil de Fabrique de l'église Saint-Étienne se réunit en séance extraordinaire pour délibérer de la pétition rédigée dans le même but par des habitants de l'Ermite, du Chenois etc... Après lecture de cette pétition, les membres du Conseil décidèrent unanimement d'annexer à la pétition la ésolution suivante :

"Les membres du Conseil de Fabrique de l'église paroissiale de Braine-l'Alleud ne peuvent qu'appuyer de toutes leurs forces la pétition ci-jointe, les motifs allégués dans cette pétition leur paraissant on ne peut plus plausibles. Toutefois, ils croient devoir faire remarquer, dès maintenant, qu'une intervention financière de la Fabrique d'église de Braine-l'Alleud dans l'érection ou l'entretien de la succursale à ériger leur paraît impossible, les ressources actuelles ou espérées de cette Fabrique étant à peine suffisantes pour couvrir les frais du culte et l'entretien des bâtiments. Se plaçant au point de vue de l'intérêt des âmes, comme c'est son droit et son devoir, Monsieur le Curé-Doyen reconnaît l'évidente utilité et même la nécessité de l'érection d'une église et la présence d'un prêtre au sein de ces hameaux si importants et si éloignés de l'église paroissiale actuelle. La présente délibération sera envoyée à Monsieur le Ministre de la Justice."

* De son côté, le Conseil communal de Braine-l'Alleud fut saisi de la même demande émanant des habitants de l'Ermite, Paudure, Valck, Sept-Fontaines, Odeghien et Sart-Moulin.
Le 21 août 1891, le secrétaire communal D. Hautfenne et le bourgmestre Ed. Cloquet signèrent une ordonnance décidant de demander à ce sujet l'avis des électeurs, par voie de referendum, compte tenu que :

    - la somme recueillie pour la construction atteignait 12.000 frs, et que le devis des travaux, ameublement non compris était de 37.800 frs ;
    - la pétition portait 125 signatures mais aucune ne venant d'habitants du Chenois et une seule du hameau de Paudure.

Ce referendum devait avoir lieu par vote secret le dimanche 13 septembre 1891. L'annonce du referendum déclencha une campagne agrémentée d'une volée de pamphlets où tous les arguments "pro" et "contra" s'affrontèrent. Les invectives politiques entre "cléricaux" et "majorité gueuse" - entendez "radical-socialiste" - au pouvoir fusèrent de toutes parts. Quelques magnifiques exemples de cette littérature de combat sont consignés dans les archives paroissiales conservées à la cure de l'Ermite...

Dans l'entre-temps, le 17 février 1891, la Commission Royale des Monuments avait approuvé, après légère modification, le projet d'église. Le même jour, l'abbé Roelandts s'empressait de verser un acompte de 100 frs pour permettre au menuisier Henri Platiau de Braine-l'Alleud d'acheter le bois destiné à fabriquer 200 chaises. C'est vraisemblablement vers la même époque que les frêres Springal, entrepreneurs à Braine-l'Alleud, furent désignés comme adjudicataires pour la construction : ils ont en effet été autorisés à commencer les travaux, le 10 juin 1891.

Le referendum mobilisa 332 électeurs dont 309 se prononcèrent contre la création d'une nouvelle paroisse. Le Conseil communal émit, en conséquence, l'avis qu'il n'y avait pas lieu de créer une succursale au hameau de l'Ermite.

* Il faut cependant croire que le résultat du vote fut considéré, en plus haut lieu, comme peu probant, peut-être à cause du nombre insuffisant de participants ou d'un boycottage du referendum de la part des personnes favorables à la création de la nouvelle paroisse : deux mois plus tard, le 6 novembre 1891 était publié l'arrêté royal du 3 novembre qui érigeait la section de l'Ermite en "succursale", avec obligation de prévoir un crédit pour le desservant de cette nouvelle paroisse.

L'arrêté définissait les limites de la nouvelle paroisse : celle-ci comportait toute la partie de la commune de Braine-l'Alleud située au nord du Hain du côté ouest de la chaussée d'Alsemberg et au nord du chemin du Calvaire du côté est de cette même chaussée.

L'année suivante, le 30 juin 1892, l'architecte malinois Henri Meyns signait le procès-verbal de réception définitive de l'édifice de l'église. Le coût total de la construction s'élevait à 23.800 frs.

* Le 1eravril 1906, le gouverneur intérimaire du Brabant signala, pour la première fois, qu'il était question de fonder une succursale au Chenois. Le Conseil de Fabrique de la paroisse de l'Hermite se déclara, en principe, favorable à cette idée.
Le 18 mars 1908, le Moniteur belge publiait un arrêté royal érigeant une succursale sous le vocable de Saint-François d'Assise, au hameau "Le Chenois", communes de Braine-l'Alleud et de Waterloo, et définissant ses limites.

* En séance extraordinaire du 4 juillet 1920, le Conseil de Fabrique de la paroisse de l'Hermite émit à nouveau un vote favorable à la création d'une paroisse à Noucelles et proposa une délimitation détaillée passant sensiblement à égale distance des églises de Braine-l'Alleud (Saint-Étienne) et de l'Ermite.
Une lettre non datée émanant de paroissiens de Sart-Moulin et de La Vau demandait cependant à l'archevêché de continuer à faire partie de la paroisse de l'Hermite. Les choses en restèrent là pendant près de quinze ans.

* C'est seulement en date du 20 juin 1934 qu'une lettre adressée à la Fabrique par l'Administration communale de Braine-l'Alleud l'informait que l'autorité diocésaine demandait l'érection de la chapelle de Noucelles en succursale distincte.
Le Conseil de Fabrique de la paroisse du Sacré-Cœur émit à nouveau et unanimement un avis favorable à cette scission, à condition que la délimitation de la paroisse de l'Hermite puisse être reculée vers Braine-l'Alleud (Saint-Étienne).
L'Arrêté royal du 25 octobre 1935 consacra cette transaction en ajoutant au territoire de la paroisse une bande de terrain limitée au sud par une ligne longeant une partie du chemin de fer allant de Braine-l'Alleud à Clabecq, rejoignant la ferme de la Graignette, la rue du Doignon et la rue Scolasse jusqu'au chemin de fer de Braine-l'Alleud à Bruxelles.
(voir la carte)

Les pasteurs de la paroisse

L'Abbé Joseph Roelandts : le fondateur (1892 à 1910)

Joseph, Ferdinand, Marie, Antoine Roelandts, naquit à Courtrai le 6 février 1860. Ordonné en 1885, il fut vicaire à Saint-Étienne, à Braine-l'Alleud.
Lorsque la création de la paroisse de l'Ermite fut envisagée, Il était déjà pressenti pour en devenir le premier pasteur. Et l'on vit arriver à l'Ermite, ce grand abbé costaud qui, sous des apparences bourrues, était un grand généreux. Nommé desservant de la nouvelle succursale, il célébra provisoirement la messe, dès le 21 juin 1891, dans le prieuré de Ter Cluysen appartenant au Baron Snoy.
Il était issu d'une famille aisée. Il fit don à la paroisse, en 1897, d'un terrain attenant à l'église. Il avait fait sien, dès son vicariat, le projet de construction de l'église du Sacré-Cœur de l'Ermite pour lequel il avait reçu très tôt les encouragements du Cardinal Goossens. Il y contribua largement de ses propres deniers, tout en sollicitant la générosité de son entourage. Plus tard, il fit donation de l'église à la paroisse.
Celle ci ne comprenait à ce moment que la nef. Le chœur fut ajouté quelques années plus tard. Du parking de l'église, le sommet de l'ancienne fenêtre ogivale de la nef est encore visible.
À ses frais, il fit aussi construire le presbytère et acheta les terrains entourant l'église.

Le nombre de paroissiens augmentant de plus en plus, une place de vicaire fut créée, après avoir été refusée pendant plusieurs années par les autorités. Celle-ci fut occupée, à partir de 1900, par l'abbé Carlier, né à Thollenbeek en 1875. Trois ans plus tard déjà, il quitta la paroisse pour la paroisse Saint-Remy à Braine-le-Château.
L'abbé Servaes lui succéda comme vicaire à l'Ermite en 1903, poste qu'il occupa jusqu'à sa nomination à la tête de la paroisse en 1910.
Entre-temps, l'abbé Roelandts négociait les travaux d'entretien de l'église avec Alexandre Pays, géomètre-expert, architecte, entrepreneur et membre de la Fabrique d'église. En 1909, la construction du chœur étant terminée, les travaux de peinture étaient en cours. Une salle de catéchisme - devenue aujourd'hui l'"Oasis" - avait été ajoutée.
L'église de l'Ermite avait pris sa forme définitive en 1910.

L'abbé Roelandts, personnage indépendant et arrêté dans ses opinions, entreprit alors avec ses supérieurs ecclésiastiques une discussion où il mettait en doute la nécessité du célibat des prêtres. Un dialogue de sourds s'installa inévitablement entre les autorités et ce prêtre peu conformiste qui, excédé, dégoûté par ce "manque de compréhension", décida d'un coup de tête de "prendre sa retraite", libéra la cure et s'installa à proximité de l'église, avec une gouvernante. Il continua à dire la messe, tout d'abord à l'église, ensuite dans l'oratoire privé qu'il avait fait construire en annexe à sa maison. On aimait bien "el vî curé" dans la paroisse. L'abbé Joseph Roelandts mourut à l'Ermite le 3 octobre 1930.
 
* L'Abbé François Servaes : un long règne (1910 à 1957)

- À l'Ermite, l'abbé François Servaes, jusque-là vicaire, est déjà une vieille connaissance lorsqu'il y devient curé en 1910. L'abbé Roelandts, retraité, est installé non loin de l'église, de l'autre côté de la chaussée. De là, pendant vingt ans, il suivra les allées et venues de son successeur, et il y aura quelques sujets de discussion entre les partisans d'"El vi curé" et d'"El djoune curé", comme les appelaient les paroissiens.
- L'abbé Servaes fut tout d'abord secondé, de 1910 à 1916, par un Bruxellois, l'abbé Emmanuel De Vriendt. Celui-ci quitta l'Ermite pour devenir vicaire successivement à Sainte-Gertrude (Etterbeek) et à Saint-Boniface (Ixelles). Le vicariat fut alors confié jusqu'en 1922 à l'abbé Fernand Gantois, natif de Marchienne-au-Pont (la Docherie) et qui devint plus tard curé à Malèves-Sainte-Marie. Après son départ, il n'y eut plus de vicaire à l'Ermite.

 

L'Abbé Victor Backaert : un curé de transition  (1957 à 1975)

- Né à Anderlecht le ler mai 1900, Victor Backaert vécut toute son enfance dans la région bruxelloise.
Ordonné prêtre le 6 juin 1925 par le Cardinal Mercier, il professa au collège Saint-Pierre àà Jette, puis exerça son sacerdoce dans le Brabant wallon où il passa successivement à Baisy-Thy, Fonteny et Petit-Rosière dont il fut curé de 1935 à 1957. Les paroissiens de Petit-Rosière se souviennent encore de ce curé au teint rosé, au regard clair, qui arriva chez eux en février 1935 et qui, dès 1936, entreprit de grands travaux : érection d'un mur décoratif jouxtant le chevet de la chapelle de Notre-Dame de Hal et orné d'une statue du Christ-Roi, restauration de la chapelle et de son autel du XVIIIe siècle.

- Il arrive à l'Ermite, c'est la fin du pontificat de Pie XII, l'avènement proche de Jean XXIII, ce pape de 77 ans qui va engager l'Église dans une mutation importante.
- Dès son arrivée dans la paroisse, l'abbé Backaert donna une impulsion nouvelle aux mouvements paroissiaux en créant notamment une section de Jeunesse Ouvrière Catholique Féminine et une Ligue Eucharistique des dames. Cette dernière finit par fusionner avec celle des messieurs. Naquirent également, sous son pastorat, des groupes aux activités diverses : une section de la Ligue des Femmes et l'Amicale des pensionnés. Chez des membres de cette amicale et chez l'abbé Backaert, "frère sourire, une main de fer dans un gant de velours", une idée germa, s'amplifia, se concrétisa.
- Au temps de l'abbé Servaes, les réunions paroissiales et les concerts étaient organisés dans des salles aujourd'hui disparues, comme celle qui se trouvait au-dessus d'un café en face de l'église.
Pourquoi ne créerait-on pas dans l'atelier abandonné une grande salle appartenant à la paroisse ? L'abbé Backaert s'informa, visita ses ouailles, recueillit les dons de paroissiens généreux... et constata qu'il manquait encore beaucoup d'argent pour réaliser son rêve. Nullement décontenancé, "frère sourire", confiant, l'âme sereine, rendit visite à l'archevéché de Malines, parcourut les longs couloirs froids et austères, frappa aux nombreuses portes et obtint un prêt remboursable en quinze ans. À proximité de l'église, un atelier désaffecté est à vendre. La rénovation des lieux pouvait commencer. Dès l'été 1958, des brochures furent distribuées à la sortie des messes dominicales.
On y apprenait que l'inauguration de la "Maison de Tous" était fixée au 6 septembre, avec bénédiction des lieux, à 16 heures, par Monseigneur Schoenmaeckers, évêque auxiliaire du Cardinal Van Roey. Étaient également annoncés une fancy-fair, un cabaret artistique, une sauterie et, le lendemain, un corso fleuri, un concert par les Fanfares des Hameaux et une nouvelle soirée dansante...
- Plus tard, à l'occasion des festivités organisées pour son 80e anniversaire, l'abbé Backaert déclarait : "Rappelez-vous, hommes de différents métiers, terrassiers volontaires, aides pour tous les travaux, qui, après l'achat de l'usine qui allait devenir notre "Maison de Tous", êtes venus travailler, toujours bénévolement, car, à l'achat, il n'y avait que les murs et la charpente en fer. Vous rappelez-vous avec quelle ténacité vous avez coopéré à rembourser en 15 ans le prêt de 750 000 frs, grosse somme il y a plus de 20 ans ?"
- Durant les premières années de son pastorat, l'abbé Backaert, tout comme son prédécesseur organisa de somptueuses processions mais l'augmentation de la circulation automobile le contraignit à abandonner celles-ci au début des années 60.

- Déjà, au milieu des années 50, d'étranges créatures venues d'ailleurs commencèrent à envahir le plateau de l'Ermite, les crêtes et les vallons voisins. Gigantesques mastodontes métalliques, elles fendaient le sol, l'écrasaient, le concassaient... Des avenues apparaissaient, bientôt bordées de villas. Les espaces verts qui subsistaient se peuplaient de nombreux enfants. Des amitiés se créaient entre parents. Les nouveaux paroissiens accompagnés de leur famille se retrouvaient à la messe dominicale, impressionnés par l'accueil de ce "curé de campagne" qui leur parlait tout simplement et concluait ses homélies par un rappel des "points pratiques", les œuvres sans lesquelles la foi reste vaine. Il restait, par ailleurs, attentif à ce qui se passait à Rome où Jean XXIII, qu'on disait être un pape de transition, mettait sur pied le Concile de Vatican II (1962-1965) dont l'ambition était de "définir l'attitude de l'Église face aux apports positifs de la pensée contemporaine et aux nécessités du monde moderne..."
- À la fin de ce rassemblement décisif, l'abbé Backaert avait 65 ans. Pour beaucoup, c'eut été l'âge du repos, mais lui se lança activement dans les changements que préconisait le concile. Il troqua sans tarder la soutane contre l'habit de clergyman. Dans l'esprit du renouveau liturgique, il voulut une église accueillante qui rende possible l'expression d'une foi vivante, et ce furent : l'autel disposé face aux fidèles, la restauration intérieure et extérieure complète de l'édifice, une sonorisation modernisée et le remplacement du système de chauffage auquel, avec l'aide bénévole de paroissiens, il travailla manuellement.
- II continua son ministère, sans défaillir, jusqu'en 1975, année de sa retraite. Mais avant de le laisser partir, la communauté paroissiale de l'Ermite tint à fêter solennellement, le 25 mai 1975, le double jubilé de son vénérable curé : son 75e anniversaire et ses 50 années de prétrise. La messe solennelle fut l'occasion pour lui d'entendre pour la première fois les orgues qu'il avait tant souhaitées.
- Le passage à l'"éméritat" le laissa cependant surpris, désarçonné, et même "humilié" disait-il. Il se sentait encore en pleine forme.
Pensionné, en col et cravate, il se lança alors sans hésiter dans des activités annexes. Avide de rendre service, il rendit visite aux homes et cliniques de la localité, soucieux d'apporter partout le réconfort et la sérénité. Parfois, il renouait avec ses anciennes activités lorsqu'il remplaçait le nouveau curé qu'il admirait pour son dynamisme et son enthousiasme.

L'abbé Backaert s'est éteint le 29 avril 1990, à quelques jours de son nonantième anniversaire, à la clinique de Braine-l'Alleud où il avait assisté bien des malades et où, dans les derniéres années, il se vit à son tour, contraint à des séjours répétés.

 

L'abbé Pierre Goossens (1975-1990)

- Le 18 mai 1934, la famille Goossens est en effervescence : un quatrième enfant est né, il s'appelle Pierre.
- À 23 ans, en 1957, il est ordonné prêtre. Il est nommé professeur au Collège Cardinal Mercier, à Braine-l'Alleud.
Après 5 années de titulariat en 6e latine, de 1957 à 1962, il devient responsable spirituel de toutes les classes secondaires de sixième année (les premières actuelles), de 1962 à 1971, puis de l'animation religieuse de tout le collège en 1971-1972.
- En 1972, Pierre quitte le Collège Cardinal Mercier pour devenir animateur religieux à l'école d'Heverlee.
- En 1975, notre curé Backaert ayant atteint la limite d'âge, Pierre accepte la charge de curé et il se montre un animateur fonceur et parfois très exigeant. Par son enthousiasme, il suscite de nouvelles responsabilités et nous entraîne dans le renouveau paroissial. En 1981, il accepte de devenir prêtre-animateur de la paroisse voisine de Noucelles et épaule le foyer-animateur de Chantal et Guy Lefèvre jusqu'en 1989.
- Durant toute la décade 1980-1990, il poursuivit sa dure mission de pasteur, alourdie encore par son acceptation, en 1981, de reprendre en parallèle avec celle de l'Ermite, la charge de la paroisse de Noucelles. Ce double ministère, Pierre l'accomplit jusqu'en janvier 1989, date à laquelle le père jésuite Jacques Misson, résidant en petite communauté à Lillois, le relaya à Noucelles. Ces années furent marquées par de gros efforts. La mise sur pied d'équipes liturgiques et d'équipes de messagers, les messes de quartier, la réalisation de crèches de quartier à la Noël, la mise à la disposition des jeunes du jardin de la cure, le développement de la catéchèse, en même temps qu'il faisait pénétrer dans la paroisse un esprit d'ouverture conforme à l'évangile permettaient aux laïcs de s'engager davantage dans le renouveau paroissial et liturgique.
- En 1980, le Sacrement de Confirmation fut reporté à l'âge de 14 ans, ce qui posa le problème d'un suivi "post-catéchétique" jusqu'à cet âge, d'où création de nouvelles équipes. Le 1er mai 1982, Monseigneur Danneels vint confirmer les adolescents. Ce fut l'occasion pour lui de bénir les nouveaux locaux de la Maison de Tous.
- À la fin de l'année 1990, après un long débat intérieur, Pierre Goossens, qui s'était donné à sa tâche avec passion, mettant parfois sa santé à rude épreuve, préféra demander à ses supérieurs un changement d'affectation. Il s'en expliqua dans la chronique hebdomadaire du doyenné, publiée par l'"Annonce Brabançonne" (le journal qui recouvre plusieurs communes de la province du brabant wallon). Son départ laissa chez ses ouailles des regrets profonds qui s'exprimèrent chaleureusement au cours de la messe d'adieux de l'Épiphanie 1990 et lors de la réunion qui y fit suite à la Maison de Tous.
- Après un séjour de deux mois au Brésil où il assista l'abbé Seutin pendant près de trois semaines dans sa paroisse populaire des faubourgs de San Salvador, Pierre Goossens fut chargé de reprendre la paroisse de Saint-Jean-Baptiste à Clabecq et celle de Saint-Martin, à Oisquercq.

 

Le Père Paul Dehove (1991 à 1996)

- Paul Dehove est né le 23 mai 1942 à Tournai.
- le 7 septembre 1960, Paul Dehove entra au noviciat de la Compagnie de Jésus. Le 30 juin 1973, il reçut le sacrement de l'ordre. Une dernière année, cette fois de théologie sacramentelle et morale, a clôturé sa formation, toujours au Collége Saint-Michel. Retenu ensuite comme professeur de religion à mi-temps, Paul Dehove y passa encore plusieurs années, l'autre moitié de son temps demeurant consacrée aux handicapés de "La Clairière".
- En 1977 et 1978, Paul Dehove a vécu ensuite en Inde un "troisième an" de noviciat qu'il aborda, avec un préjugé favorable à l'égard des religions orientales et le désir de s'ouvrir aux réalités du tiers-monde. Suivirent deux années de licence en évangélisation à Bruxelles, au centre Lumen Vitae, orientées vers la théologie pastorale et les relations entre religion et sciences humaines, notamment la psychologie.
- De 1981 à 1987, il a été professeur de religion en poésie et rhétorique ainsi que dans des classes de 6e  primaire au Collège de la Compagnie de Jésus à Erpent. Pendant cette période, il s'est aussi occupé de foyers et de groupes de réflexion d'adultes, et après 1987, de retraites de grands jeunes au Collège Saint-Servais de Liège où il a été animateur spirituel pendant deux ans.
- II est venu renforcer le clergé du doyenné de Braine-l'Alleud où, comme partout en chrétienté d'occident gâtée par des décennies de vie de confort et de surabondance, le manque de vocations se fait cruellement sentir. C'est ainsi que, en plus du Père Marcel Coget, S.J., curé d'Ophain , s'est créée à Lillois une petite communauté de trois pères jésuites : Jacques Misson, Pierre Ferrière et Paul Dehove, qui est venue, en un premier temps, aider les paroisses de Lillois et de Saint-Étienne.
- Au départ de Pierre Goossens, Paul Dehove a accepté d'assurer l'intérim puis, au début de l'année 1991, la charge de pasteur de notre paroisse.

Un mot du "hobby" de Paul ! Depuis ses études artistiques, la peinture d'icônes a toujours intéressé notre curé. Dans le cadre du centenaire de la paroisse, il a offert à la paroisse une belle interprétation personnelle de la célèbre "Trinité" de Roublev. Elle brille à droite de l'autel : les trois anges vêtus de blanc insistent sur l'unité des trois Personnes plutôt que sur leur différence. Aristote disait déjà : "Le beau est la splendeur du vrai". L'icône est ainsi une fenêtre ouverte sur l'invisible...

- Le Père Dehove quitta la paroisse en 1996 pour œuvrer comme coresponsable de la pastorale francophone à Ixelles.

 

L'Abbé Michel Dupire (1996-2002)

En août 1996, un nouveau pasteur remplace le père Dehove : l'abbé Michel Dupire (° Braine-l'Alleud, 1926) précédemment doyen à Nivelles après avoir été pendant quelques années, curé de la paroisse Sainte-Anne à Waterloo (1986-1989).
En 2002, l'abbé Michel Dupire s'installe à Genval comme "accompagnant aîné" à la "Maison Notre-Dame des Anges", communauté où, avec leur encadrement de responsables très dévoués, vivent douze jeunes adultes devant assumer certaines limites.
L'Abbé Michel Dupire est décédé en 2003.

 

L'Abbé Déo Ruhamanyi (2002- )

En décembre, l'Abbé Déo Ruhamanyi (° Bukavu, 16/02/1935, République Démocratique du Congo) vient remplacer l'Abbé Dupire.

 

L'évolution de l'église

L'architecture de l'église connut assez rapidement deux modifications
- En sa séance du 12 juin 1896, le Comité diocésain des Monuments de l'archevêché de Malines, agréa en effet un premier projet d'agrandissement de l'église. L'abbé Roelandts se proposait de bâtir une salle de catéchisme en annexe à l'église, "côté évangile", "sans que cela en coûte à la Fabrique".
- En 1897, des plans de cet agrandissement furent établis. Puis, en 1898, d'autres plans apparurent : il s'agissait cette fois de la construction d'un nouveau chœur pour permettre l'agrandissement de l'église. L'augmentation de l'assistance aux offices justifiait aussi la demande de vicariat mentionnée au chapitre consacré à l'abbé Roelandts. Par la suite, le nombre croissant de fidèles conduisit à la création des paroisses du Chenois et de Noucelles.
- Une lettre à l'archevêché, datée du 3 avril 1898, demandait l'autorisation d'inclure dans la construction projetée une tribune réservée à la famille Snoy. On trouve ensuite d'autres devis estimatifs concernant les deux agrandissements
- En 1926, l'abbé Servaes fit part au Conseil de fabrique de son intention d'installer des vitraux dans les deux grandes fenêtres du chœur, de chaque côté du Sacré-Cœur. Il avait obtenu de la famille Mercier deux anges qui formeraient le motif de chacune des deux fenêtres. De cette époque date également le placement dans l'église, des tableaux des Sacré-Cœur de Jésus et de Marie. Au début de cette même année a été installée la chaire de vérité, en bois sculpté, offerte par le Cardinal Mercier. Cette chaire ancienne a été modifiée et restaurée.

Divers accidents ont endommagé l'église au cours de son histoire
- Fin 1946, un ouragan rendit indispensables des réparations à la toiture et au clocher.
- En mars 1962, les grands vents ont fait choir la croix de pierre qui surmontait le pignon de l'église. Jules Jacquet-Dubois, rue Vallée Bailly à Braine-l'Alleud, s'est vu confier le remplacement de cette croix.
- Au cours de l'été de la même année, une solive de la charpente s'effondra dans la nef et brisa une chaise. Cet accident contribua à provoquer des démarches pressantes auprès des autorités provinciales et communales pour entreprendre des travaux de restauration et de rénovation.
- Les tempêtes des 25 janvier et 28 février 1990 qui saccagèrent tout l'ouest européen n'épargnèrent pas la toiture de l'église et des réparations ont dû y être entreprises.

Autres aménagements
- En 1960, un premier projet de renouvellement de l'éclairage électrique de l'église fut étudié, mais ce n'est qu'en septembre 1963 que les installations électriques de l'église et de la cure furent finalement modernisées.
- Vers 1965, la décision fut prise de célébrer les offices face à l'assemblée et un petit autel fut installé, pour ce faire, à l'avant du chœur.
- L'ancien autel fut enlevé pour permettre l'installation d'un système de chauffage à air chaud, en 1968-1969. Une grille en fer forgé fut ensuite placée devant la bouche d'air pulsé, au fond du chœur pour en freiner le débit ; tout près du nouveau tabernacle, elle nous rappelle les paroles du Christ : "Je suis la Vérité et la Vie"
- À partir d'octobre 1972, des travaux majeurs ont été entrepris : restauration du clocher, placement d'une nouvelle croix en pierre au sommet du pignon nord, replâtrage, replafonnage et rejointoyage intérieur, vernissage intérieur du plafond, restauration des vitraux, rénovation de l'installation d'éclairage.
- En 1983, l'autel fut déplacé sur un podium au centre de l'église, dos au mur ouest.
- En 1988, l'éclairage intérieur de l'église fut renouvelé pour mieux s'adapter à cette nouvelle disposition.
- En février 2004, installation d'une nouvelle sonorisation
- En fin d'année 2004, rénovation de l'éclairage de l'église suivie de celle de celui de la cure
- En début d'année 2007, rénovation de la toiture de l'église et réfection du parvis
- En début d'année 2009, travaux aux maçonneries extérieures de l'église et de la cure ainsi qu'aux vitraux
 
La Maison de Tous
 
* Le bâtiment qui deviendra "La Maison de Tous" était, en 1950, un atelier de construction d'armoires métalliques. Il fut vendu à la paroisse le 8 janvier 1958.
Les travaux d'aménagement débutèrent le ler mars 1958 et furent effectués par des dizaines de bénévoles dont certains sont encore aujourd'hui membres actifs du Comité. L'inauguration eut lieu le samedi 6 septembre.
* Le 28 avril 1968, Monseigneur Schoenmackers vint encore rehausser de sa présence la célébration du dixième anniversaire.
* Une deuxième phase très importante de travaux a été réalisée en 1979 en vue d'agrandir la salle de spectacle, d'installer une nouvelle cuisine, de nouveaux vestiaires et un équipement sanitaire. À l'étage furent aménagés des locaux pour le Patro des garçons et l'Harmonie Royale de Mont-Saint-Pont.
* Le cardinal Danneels vint bénir ces aménagements. Une pierre commémorative gravée par Emile Reyners, et encastrée dans le mur du hall d'entrée rappelle cet événement qui eut lieu le 1er mai 1982.
* La troisième phase, réalisée en 1992, consista en l'habillage des anciennes façades, en la pose de nouveaux châssis et en divers travaux d'amélioration.

Les paroissiens peuvent se féliciter de ce que "La Maison de Tous" soit devenue un centre de rassemblement fraternel pour de nombreuses activités : réunions d'associations (Amicale des pensionnés, Patros des grands jeunes gens et jeunes filles, Harmonie Royale de Mont-Saint-Pont...), festivités culturelles, récréatives et gastronomiques : conférences, fancy-fair annuelle, banquets de mariages, brocante etc...
Il fut un temps où deux cercles dramatiques, l'un masculin et l'autre féminin y jouaient diverses pieces dont certaines ont rappelé bien d'agréables souvenirs aux plus anciens de la paroisse.
 
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